Une “révolution” silencieuse; le maternage (1)

For a short summary in English, see below.

Ou ce qui s’en rapproche le plus, à mes yeux. Nouveaux parents d’un petit garçon, nous avons eu l’occasion d’entendre beaucoup de conseils, aussi bien sur son alimentation que sur son sommeil. Et après plusieurs mois, nous avons une certain idée du type de parents que nous souhaitons être, ainsi qu’une meilleure connaissance des besoins de notre fils.

Il apparaît maintenant que certaines des décisions que nous avons prises nous classent dans un groupe que certains qualifieraient de “hippie” ou minoritaire. Ce qui n’est pas en soit un problème, cela ne le devient que face à des positions inflexibles de la famille ou des amis, et parfois des propos agressifs ou blessants. Qui plus est, plus nous rencontrons et discutons avec d’autres parents (principalement de notre génération) et plus nous nous rendons compte que nos décisions sont loin d’être marginales, tabou peut être, mais de plus en plus communes.

Avec cette série de trois articles (Nos choix, L’allaitement étendu, Le co-dodo), je vais essayer d’expliquer le raisonnement derrière nos décisions (et plus particulièrement deux de ces choix, l’allaitement étendu et le co-dodo) et répondre à certaines critiques que nous avons pu entendre, plus particulièrement de la part de Français – d’où la publication de ces posts en Français 🙂 Mes arguments sont appuyés d’articles de journaux et de La Leche League (LLL), en Anglais et en Français.

Nos choix

A 15 mois, notre fils est encore allaité, et ce plusieurs fois par jour, ainsi que pour dormir. Nous pratiquons également le co-dodo. Peut être plus commun, nous avons également porté notre fils (aussi bien moi-même que le papa) en écharpe pendant des mois – jusqu’à l’âge de 5 mois il ne dormait dans la journée que dans l’écharpe. Nous avons utilisé deux types d’écharpe, de marques conseillées par mes sage-femmes pour la liberté de mouvement du porteur, la protection de son dos, et le confort et le rapprochement du nourrisson (Porter son enfant; Wikipedia.fr; Emporte-moi).

De plus, nous n’avons jamais pratiqué l’entraînement au sommeil ou le “laisser pleurer”. Plusieurs études montrent en effet que ces pratiques ne correspondent pas aux besoins des enfants. Une étude récente publiée en 2012 et étudiant à la fois le niveau de stress des mères et des nourrissons a montré que les enfants arrêtent effectivement de pleurer après quelques jours du programme, mais que leur niveau de stress reste élevé, alors que celui de la mère chute. La conclusion de cette étude est que les nourrissons n’apprennent pas à s’endormir seuls, mais seulement à se taire car personne ne viendra s’occuper d’eux (Telegraph.co.uk; LLLFrance). Des études montrent également que ces techniques ont un impact sur le rythme cardiaque des bébés, et présente un risque de vomissements et d’étouffement liés aux pleurs.

En dehors de l’horreur (pour être honnête) que me procure l’idée d’utiliser ces méthodes, notre fils vomissant très violemment lorsqu’il pleure fort (depuis toujours : à un mois il régurgitait avec et sans pleurs, les régurgitations ont depuis stoppé mais les vomissements sont encore très impressionnants lorsqu’il pleure avec violence), il a toujours été hors de question pour nous de pratiquer l’entraînement au sommeil – si il se réveille nous lui faisons un câlin puis essayons de le rendormir, le plus souvent au sein 🙂

Toutes les décisions que nous avons prises n’ont pas été prises du jour au lendemain. Elles ont été sujet à maintes discussions et essais avec mon mari, le tout généralement après la naissance de notre fils.

En effet, avant sa naissance, je n’étais pas sure de vouloir (ni pouvoir) allaiter, surtout en pleine nuit, et je n’avais aucune opinion sur les techniques d’entraînement au sommeil ou le portage (si ce n’est que ça n’avait pas l’air très solide !). Le co-dodo était quant-à-lui absolument hors de question pour des raisons de sécurité du bébé, et pour pouvoir se retrouver avec mon mari (sérieusement qui peut penser à ça dans les semaines qui suivent l’accouchement ? Les cours d’entraînement du périné, humph !), sans parler de cette perception que cela donnerait de mauvaises habitudes au bébé…

English summary: New parents of a little boy, we have been given a lot of advice and have had to take a lot of decisions in the last year and months. It would appear now that some of the decisions we took put us in a kind of a “hippie” minority, especially underrepresented in France (or so it seems to us when talking to other French people). With this series of three posts in French, I will try to explain these decisions and reply to the critics, most particularly for two of our peculiarities: extended breastfeeding and co-sleeping. Some of the links in this post are towards English websites.

If you would like to read a similar post in English, you can read this very good article by Hectic and Clueless.

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3 thoughts on “Une “révolution” silencieuse; le maternage (1)

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